Pierre Antoine est né le 2 novembre 1769 à Archon, dans une famille de tisserands.
Antoine, son père, est marié depuis 12 ans. Uni à Archon le 20 décembre 1757, à Marie Catherine BERNAD.
Du côté de sa grand-mère, Jeanne CURY, Pierre Antoine descend du couple Simon CURY et Claude MENNESSON, laboureurs d'Archon au XVIIème siècle. (voir la page
Généalogie)
Pierre Antoine Menu, un soldat de l'an II.
Le 23 février 1793, la Convention a ordonné la levée en masse de 300 000 hommes, et courant mars les municipalités reçoivent l'ordre de procéder au recrutement des célibataires valides de
18 Ã 25 ans.
Du 22 avril 1793 au 1er septembre 1815, Pierre Antoine semble avoir fait toute sa carrière militaire au 84ème régiment d’infanterie de ligne. Dans l’armée du Nord, l’armée de Sambre et
Meuse, l’armée de Rhin et Moselle, l’armée du Rhin, l’armée de Hanovre, la Grande Armée. Il a fait les campagnes de 1793, l’Angleterre et l’Allemagne (An 6), l’Italie, l’Allemagne et le Tyrol
(1810), la Russie (notamment Bataille d’Ostrovno 1812 où, il est blessé) l’Italie (1813 et 1814). (ci-dessus L'Empereur à Iéna 1806 vu par Vernet)
1809 – A la Bataille de Wagram « le 84ème tint la conduite la plus brillante et l'Empereur consacra le 7 juillet à la tête de la division ce beau fait d'armes, en lui donnant pour
devise "un contre dix"… La conduite de la division fut telle que l'Empereur fit mettre dans le bulletin de la bataille que la division Broussier s'était couverte de gloire. Elle perdit dans cette
journée : 590 tués, 184 amputés et 1506 blessés. » (extrait de l'historique du régiment : mois de juillet 1809).
1812 - La bataille d'Ostrovno eut lieu les 25 et 26 juillet, entre les corps français du maréchal Ney, du prince Eugène, la cavalerie du maréchal Murat, et les corps russes du comte
Ostermann-Tolstoï et Piotr Konovnitsyne. Pierre Antoine MENU fut blessé d’un coup de feu sous le téton droit le 26/7/1812 à Koukoviaczi près de Vitepsk (Vitebsk).
Les Russes perdirent 3 800 hommes dont 800 prisonniers et huit canons. Les pertes françaises furent à peu près identiques.
Après 1815, Pierre Antoine revient au pays de Thiérache. Capitaine du
84ème régiment d’infanterie de ligne et Chevalier de la Légion d’honneur, c’est un héros de l’empire. Il vit de sa retraite militaire à Beaumé (Aisne) dans une maison au lieu-dit le Château. Il y
meurt presque trente ans plus tard le 15 janvier 1844. Célibataire, sans enfant, il laisse sa fortune aux familles de ses frères et sœurs qui pour la plupart vivent à Archon et Aubenton.
(ci-contre épisode de la campagne de Russie par Boissard de Boisdenier)
A Beaumé sa stèle funéraire de style néogothique se trouve encore aujourd’hui, près de l’entrée du cimetière. Epitaphe : "Ici repose ... MENU capitaine d'infanterie en retraite, chevalier de la
Légion d'honneur, décédé à Beaumé le 15 janvier 1844 dans sa 75 année, De Profundis ". Surmontant l'épitaphe gravée, la partie supérieure de la lancette est ornée de deux épées entrecroisées avec
ruban plissé et médaille de la Légion d'honneur.
Sources
Sources militaires : Jacques Seynaeve (Genemil) et SHDT Vincennes (côte : usuel-180907 - 4M74)
Légion d’Honneur cote LH/1828/37 (Archives Nationales) – Archives Départementales de l’Aisne.
Si vous connaissez l'existence d'un portrait de cet homme, d'un objet, d'un document le concernant, merci de m'en informer.
Jean Michel Paris 06 76 81 91 16